Inéluctablement la technique que nous utilisons vieillit. Un jour, comme toutes les autres, elle prendra place au musée. Le progrès va vite, et il est toujours plus tard qu’on ne croit. Mais la formation continue ce n’est pas qu’une affaire d’évolution de la technique, il ne suffit pas de remplacer l’ancien modèle par le nouveau, il faut surtout que le conducteur quitte les idées d’hier et acquiert celles d’aujourd’hui.
« Vous savez que des certitudes, nous en changeons toute les quelques années » disait F-Jacob. De fait, la conception d’une malocclusion n’était pas hier ce qu’elle est aujourd’hui ni ce qu’elle sera demain. Nous ne la regardons plus du même oeil.
D’où viendrait le progrès, celui de nos connaissances et celui de notre exercice si ce n’est d’abord par la remise en question des idées reçues et déjà dépassées ?
En quittant un cours de formation continue, vous devez être malheureux des certitudes perdues et du train-train bousculé, et heureux des lumières apparues et du sentiment d’être, professionnellement et humainement, davantage que vous n’étiez hier. Car ce sentiment de progrès, cette fierté de soi, est l’une des sources du bonheur.



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