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Hérédité et facteurs extérieurs : quel impact sur la croissance des mâchoires ?

06/06/2017 - Prévention

Les anomalies squelettiques d’origine génétique

Certains décalages osseux comme une prognathie mandibulaire, par exemple, peuvent être d’origine génétique. Dans le sens vertical, un articulé trop croisé ou au contraire une face très longue sont parfois d’origine héréditaire. Un comportement musculaire peut être lui aussi héréditaire. Il sera intéressant de savoir si un parent ou un membre de la famille possède les mêmes caractéristiques. La famille des Dalton est souvent donnée en exemple !

 

Les anomalies squelettiques d’origine fonctionnelle

A l’inverse de l’homme de Cro-Magnon qui possédait une bouche suffisamment grande et développée, celle de l’homme moderne est plus petite. Est-ce de manger à pleines mains et de déchiqueter à pleines dents une nourriture crue ou très peu cuite qui renforçait sa mâchoire et ses dents ? Difficile de le prouver.
Et pourtant, on a constaté que les problèmes de manque de place pour les dents dans la mâchoire, de décalages, ou encore de caries étaient des problèmes spécifiques à l’homme moderne dont les mâchoires se rétrécissent au fil des siècles. Certaines populations ayant conservé des conduites alimentaires plus anciennes, utilisant des nourritures moins cuites, ont encore des mâchoires capables d’accueillir sans problème une denture complète.
Trois facteurs jouent un rôle déterminant pour assurer un développement satisfaisant de la sphère orofaciale, et donc le bon alignement des dents : le mode d’allaitement, le mode d’alimentation et le mode de ventilation.

Le mode d’allaitement

A la naissance, le bon développement de cette sphère oro-faciale (mâchoire supérieure avec son palais, mâchoire inférieure ou mandibule, voies respiratoires, etc.) est favorisée grâce à la tétée. Mais attention, grâce à la tétée du sein maternel et non d’un biberon !

En effet, la tétée au sein, contrairement à la tétée au biberon, nécessite une gymnastique musculaire intense. Le bébé happe le sein, avance sa langue et sa mâchoire inférieure et serre énergiquement le mamelon contre son palais pendant qu’il serre les lèvres pour maintenir ce mamelon dans sa bouche.
Comme à sa naissance, le bébé a pratiquement toujours un menton en retrait, cette gymnastique va remodeler son profil.

La première année de la vie est une période de croissance exceptionnellement intense et rapide, durant laquelle il est souhaitable que le nourrisson bénéficie de tous les stimuli nécessaires à une croissance faciale optimale.

Le mode d’alimentation

Bébé grandit. Ses dents de lait apparaissent. A un an, ses incisives sont en
place, il peut attraper les aliments solides. Puis les canines lui permettent de les déchiqueter. C’est vers 18 mois avec l’apparition des molaires, que l’alimentation du jeune enfant doit évoluer. Il faut mettre à profit la présence des molaires pour lui donner des repas qu’il faut mâcher en prenant conscience de cette mastication. Le lait, petit à petit, doit laisser place à des purées écrasées à la fourchette, avec de la
viande ou du jambon coupé en petits morceaux, une compote de pommes avec morceaux ou bien un fruit coupé en toutes petites portions. Si ceux-ci sont suffisamment résistants, l’enfant va effectuer des mouvements de mastication puissants, qui vont, à leur tour, développer des arcades dentaires qui pourront alors loger sans problème les dents définitives.

Le mode de ventilation

Souvent les parents n’ont pas conscience de l’obstruction nasale de leur enfant parce que cette situation dure depuis longtemps et que tout le monde y est habitué. Et pourtant, cette absence de ventilation nasale, avec ses rhinites fréquentes (plus de trois rhumes par hiver), ses otites à répétition, son sommeil agité, ses difficultés d’endormissement entraînent une insuffisance importante du développement du maxillaire supérieur. Cette respiration buccale est aggravée par des mauvaises habitudes comme les succions non nutritives (pouce ou tétine) ! En effet, l’enfant garde la bouche ouverte, bave la nuit, a les lèvres sèches, son menton est le plus souvent en retrait, ce qui entraîne un trouble de croissance de la mâchoire inférieure ; sa posture linguale est altérée, trop haute, trop basse ou trop antérieure, entraînant une absence de contact entre ses dents (béance incisive par ex.).
Et, bien sûr, ce trouble ventilatoire est à l’origine de dysmorphoses quelquefois sévères telles qu’une étroitesse majeure du palais avec encombrement dentaire majeur.

Quelques mesures de prévention efficaces

Il est conseillé de :

  • Donner le sein, lorsque cela est possible. Le mode d’allaitement oblige le nourrisson à ventiler par le nez. Il contribue donc à l’apprentissage de ce mode de ventilation. A l’inverse, quand le bébé prend le biberon, il peut avaler et ventiler alternativement par le nez et par la bouche car le biberon ne nécessite ni fermeture labiale hermétique ni travail musculaire important.
  • Apprendre à l’enfant, peu à peu, à mâcher, dès l’apparition des molaires de lait entre 12 et 18 mois, avec des aliments plus résistants, comme des purées écrasées à la fourchette, de la viande découpée au couteau et pas trop cuite, des fruits coupés en petits morceaux.
  • D’éviter le pouce et la tétine dès l’âge de 3 ans et en tout cas obtenir l’arrêt avant 6 ans !
  • Faire surveiller tôt par un orthodontiste un enfant dans des familles où il existe des problèmes de mâchoires

C’est ainsi que l’on donne aux bouches des enfants toutes les chances d’avoir une mâchoire capable d’accueillir toutes les dents.

 

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