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Les troubles du comportement alimentaire chez les 6-12 ans : les orthodontistes en sentinelle !

17/07/2017 - Santé de l’enfant

Alors que les médecins connaissent depuis de nombreuses années les troubles du comportement alimentaire de l’adolescent, ceux des enfants de 6 à 12 ans ont été moins étudiés. Pourtant, cette période de la vie, appelée « phase de latence » pour les psychanalystes, n’est pas épargnée par les particularités alimentaires, en expansion constante dans nos sociétés développées.
Pour les parents qui vivent chaque jour avec leurs enfants, ces variations de poids sont difficiles à repérer dès leur apparition. Les orthodontistes en revanche peuvent les détecter très précocement et jouer ainsi un rôle préventif essentiel. Les rendez-vous récurrents pour suivre l’appareillage des jeunes enfants (toutes les 5 à 8 semaines) placent en effet les orthodontistes en première ligne pour constater une éventuelle perte de poids ou au contraire un surpoids qui débute alors que les parents ou les enseignants qui voient les enfants tous les jours sont moins à même de noter ces légers changements.

Les troubles des jeunes enfants

Le surpoids chez les enfants français est en constante augmentation. 16 % d’entre eux seraient trop gros. Mais la limite entre le normal et le pathologique n’est pas nette. En outre, le mode de vie familial ne facilite pas les comportements alimentaires vertueux. Les parents rentrent tard ; ils ne font pas ou peu de cuisine ; le réfrigérateur est en libre-service ; les enfants, livrés à eux-mêmes et confrontés en permanence à des publicités alimentaires à la télévision, mangent à toute heure biscuits chocolatés, glaces, frites, kebab, etc. Parfois, ces prises alimentaires sont peu volumineuses et ne retentissent pas sur le poids. Ailleurs, elles débouchent sur une alimentation anarchique, un véritable chaos alimentaire, avec pour conséquences soit prise de poids puis obésité, soit des conduites d’élimination de type vomissements, jeûne, repas sautés, etc.

Ainsi, bien que plus rare qu’à l’adolescence où la prévalence est de 2% avec une prédominance féminine franche (9 filles pour 1 garçon), l’anorexie mentale existe avant la puberté et 20 à 30% des cas concernent les garçons. L’altération de la perception du poids s’accompagne d’une restriction alimentaire active, quantitative et qualitative, et d’un tri des aliments avec élimination des mets les plus caloriques (graisses, féculents, friandises).

L’orthodontiste, lanceur d’alerte

Souvent, les parents ne remarquent pas la perte de poids, progressive mais inexorable. L’interrogatoire sur les comportements alimentaires fait partie de la consultation d’orthodontie. Les praticiens doivent poser les bonnes questions sur des modifications alimentaires qui peuvent être
concomitantes au port d’un appareil. En particulier, lorsque le patient est demandeur d’un traitement orthodontique de façon insistante ou s’il existe une pratique physique excessive : par exemple de multiples heures de danse et de gymnastique pour les filles, des exercices de musculation, courses à pied et abdominaux pour les garçons… Comme chez les adolescents, les vomissements provoqués peuvent exister chez les jeunes enfants avec des signes buccaux reconnaissables par le praticien. Enfin, le port de l’appareil peut servir d’alibi. L’amélioration corporelle orthodontique peut cacher un désir plus profond proche de la dysmorphophobie : en France, dans une enquête menée sur 3500 élèves dans la Haute-Marne, les préoccupations corporelles excessives concernaient un tiers des jeunes filles ; 20% avaient des conduites de restriction alimentaire, 3% avaient des vomissements et près de 10% une crise de boulimie hebdomadaire.

On le voit, les troubles du comportement alimentaire n’épargnent pas les enfants de 6 à 12 ans. Les orthodontistes jouent un rôle préventif fondamental. Ils ne sont pas des professionnels de la prise en charge de ces pathologies mais ils peuvent en revanche :

  • Etre vigilants pour repérer tout changement de morphologie ou autre signe pouvant révéler un changement de comportement alimentaire ;
  • Savoir expliquer aux parents les changements observés pendant le traitement ;
  • Les orienter vers leur médecin traitant en le contactant auparavant car une bonne coordination est nécessaire pour accompagner l’enfant et sa famille dans un moment délicat.

 

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