Prévenir, dépister, traiter

Publié le mar, 11/13/2012 - 10:06

L’orthodontie est une spécialité médicale en constants progrès. Du 9 au 12 novembre 2012 se tiendront les 15èmes Journées de l’Orthodontie, rendez-vous annuel incontournable pour accompagner les évolutions de la profession. Chaque année, ce sont près de 2 500 personnes (orthodontistes, assistantes…) qui se retrouvent, se forment, améliorent leur pratique pour une prise en charge adaptée à chaque patient.

Extraire ou opérer

De plus en plus de chirurgie, de moins en moins d’extractions dentaires, est-ce une mode ? 
« Vos dents du haut avancent, nous allons en enlever une de chaque côté au fond et reculer les incisives et canines pour les remettre en fonction ». Cette approche reste vraie aujourd’hui si ce sont seulement les dents du haut qui sont protrusives mais il s’agit souvent d’un manque de croissance de la mâchoire inférieure et le résultat ne sera pas à la hauteur d’un traitement moderne qui doit redonner une fonction parfaite tout en respectant les équilibres squelettiques et faciaux. Il faut donc dans ces cas faire grandir cette mâchoire inférieure… 
« Rentre la langue et ferme la bouche ! »

L’association entre la forme du palais et la posture bouche ouverte est bien connue des orthodontistes. L’explication relève du rôle essentiel de la langue au cours de la croissance des mâchoires. Une langue bien placée concourt à un bon développement du palais et une respiration facilitée par le nez.Certaines anomalies (palais étroit et profond, menton en retrait) peuvent être à l’origine chez certains jeunes patients d’apnées obstructives du sommeil… 
« Docteur, si on ne fait rien »

Pourquoi est-il important de faire le traitement ? Est-ce que je vais perdre mes dents ? Est-ce que la situation va s’aggraver ? Si on ne fait rien, les désordres s’aggravent … Des dents mal placées empêchent d’autres dents de pousser, des blocages peuvent apparaitre empêchant la croissance de s’exprimer correctement. Dans tous les cas, les désordres et les déséquilibres s’installent. Chez les adultes, cette notion d’aggravation est encore plus pertinente avec l’affaiblissement des tissus osseux dû au phénomène naturel de vieillissement, ou la perte éventuellement non compensée de dents et l’existence de maladies parodontales.

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